Mode de garde : notre cheminement #1

C’est vers 5 mois de grossesse que j’ai commencé à m’intéresser plus précisément au futur mode de garde de ma petite crevette en devenir. Bien entendu, nous avions commencé à y réfléchir un peu avant. Monsieur Bob et moi étions décidés, Tess irait en crèche.

A la recherche d’une crèche

Nous pensions alors que le collectif avait quelque chose de rassurant, tout comme le côté socialisation et éveil. Certes, il y avait le souci des microbes et maladies infantiles mais dans tous les cas, on connaitrait aussi ce chaos lors de l’entrée en maternelle. A nous maintenant de trouver le lieu idéal avec de la place et ne coûtant pas un rein (histoire de pouvoir continuer à la nourrir, l’habiller, etc.).

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Crédit photo : Pixabay

 

Nous avions repéré plusieurs possibilités :

  • La crèche municipale. Nous n’étions pas prioritaires car cette dernière n’était pas implantée sur notre commune. Nous pensions quand même y déposer un dossier jusqu’à ce qu’on se rende compte qu’elle fermait à 17h30… Impossible pour nous, c’est moi qui finis le plus tôt, à 17h30 et à l’autre bout de la métropole. Les autres crèches ne prennent pas hors secteur, nous oublions donc cette possibilité.
  • La crèche privée. A la vue des tarifs, on oublie vite cette option. Ce n’est pas tenable, même avec les aides de la CAF.
  • La crèche inter-entreprises. Dans le secteur de travail de Monsieur Bob, il y a plusieurs crèches inter-entreprises avec, on le sait, des places de disponibles car récentes. Même si son entreprise n’y adhère pas, on décide de se renseigner. Le projet éducatif est vraiment pas mal. Le budget est le même qu’une crèche municipale avec tous le matériel et les repas compris. Et cerise sur le gâteau, les horaires correspondent complètement aux nôtres et les périodes de fermeture coïncident avec nos congés obligatoires. La boîte de Monsieur Bob se rapproche donc de la crèche pour mettre en place les choses mais gros coup de massue, c’est beaucoup trop cher pour une petite entreprise et elle finit par refuser. La crèche nous propose quand même une place au mois, à titre de particulier, mais sans être certain qu’elle soit renouvelée de mois en mois. Nous ne pouvons pas accepter de telles conditions d’accueil pour Tess.

Nous voilà donc repartis de zéro, sans mode de garde et nous nous voyons contraints de nous orienter vers une assistante maternelle agréée. Nous contactons la mairie qui nous transmet les coordonnées de la présidente de l’association des nounous. Cela tombe très bien, cette dernière est en train d’ouvrir une MAM.

La Maison d’Assistantes Maternelles

Une MAM, c’est un regroupement d’assistantes maternelles dans un local prévu pour les enfants autorisé par la PMI.

Dans notre cas, il s’agissait de 3 assmat qui pouvaient accueillir au total 12 enfants dans une petite maison de lotissement avec jardin, refaite à neuf rien que pour les enfants. Nous qui ne connaissions pas, avons été très vite conquis par ce dispositif. On y retrouvait tous les avantages de la crèche dans un environnement plus petit et familier. En plus, l’enfant n’aurait qu’une seule assmat en référence, parfait pour le suivi et le dialogue. L’amplitude horaire était large et pas de vraie fermeture car les nounous prennent leurs vacances en décalé.

Rendez-vous est donc pris. Le jour venu, nous avons été conquis par la visite des lieux. Tout est adapté à l’enfant, du petit porte-manteau aux sanitaires, en passant par le coin bébé. La nounou qui devait prendre en charge Tess était très jeune mais dynamique, ce qui nous convenait tout à fait.

Et puis est venu le moment de l’entretien avec les assmat et là, on a un peu déchanté. Les tarifs étaient déjà beaucoup plus élevés qu’une crèche municipale ou qu’une autre assistante maternelle agréée mais on pouvait le comprendre car il y avait le loyer ainsi que les charges à payer en plus. Toutefois, nous devions adhérer à une association pour 100€ par an et à partir d’un an, elles nous imposaient la fourniture des repas par leurs soins, soit 5€ de plus par jour (mais avec l’eau à volonté, ouf !)… Après calcul, nous n’aurions clairement pas pu assurer financièrement ou alors que la première année. Pour l’équilibre de Tess, je ne me voyais pas la changer d’environnement à ses 1 an. Ensuite, nous nous sommes retrouvés face à des personnes qui déclaraient ouvertement se soucier des besoins des enfants (ce que j’approuve totalement) mais pas du tout des désirs des parents pour cause de collectivité et là, je dis non. Pour moi, c’est incompatible avec une cohérence dans l’éducation des enfants et un minimum de personnalisation est nécessaire (et tout à fait possible en accueil collectif). Plus globalement, je n’ai finalement pas eu le feeling avec ces personnes et leurs méthodes éducatives. J’ai pourtant douté plusieurs jours avant de refuser la place tellement le concept de base me plaisait. Quand j’ai compris que j’aurais des difficultés à leur faire confiance, la décision était prise sans appel.

Nous sommes donc repartie dans notre recherche et nous nous sommes orientés vers les assistantes maternelles agréées de notre ville.

L’assistante maternelle agréée

Je n’avais rien contre l’idée au départ, mais je suis finalement un peu déçue de devoir embaucher une assmat. J’ai l’impression de rentrer dans une jungle pleine de pièges qui ne veulent que du mal à mon futur bébé. Heureusement, dans notre secteur, il y a plus d’offres que de demandes, nous allons donc avoir le choix et le temps pour trouver la perle rare.

 

Je viendrai donc te raconter prochainement où et comment nous avons trouvé notre super nounou. Et toi, raconte-moi, tu as du choisir un mode de garde ? Lequel et pourquoi ? Si tu n’es pas en France, ça se passe différemment ?

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16 réflexions sur “Mode de garde : notre cheminement #1

  1. Quelle péripétie c’est fou comment c’est compliqué tous ses modes de garde et les différences de tarif ! Pour nous c’est la crèche on a eu de la chance, nous avons eu deux places et j’ai choisi l’endroit avec lequel je me sentais le mieux.
    J’ai beaucoup d’exigences et je voulais une structure qui s’adapte aux besoins de ma fille c’était très important pour moi. Mais le plus dur c’est l’attente pour la créche de mon travail j’ai dû attendre près de 9 mois pour une réponse contre 2 mois pour celle de ma ville. Bref, elle rentrera à 5 mois et pour moi c’est l’idéal ! Hâte de savoir la suite 🙂

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    • Ah oui 9 mois pour une réponse c’est long et c’est difficile de s’organiser si besoin sans savoir!
      Je suis d’accord avec toi c’est plutôt complexe tous ces modes de garde différents! La suite arrive bientôt! 😉

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  2. J’espère que vous allez trouver Nounou à votre pied! (haha!) (pardon). Je sais à quel point tout cela peut-être éprouvant, les entretiens, le stress, toussa toussa…. Comme tu dis, il y a plus d’offres que de de demandes, vous allez donc pouvoir faire votre choix sereinement!

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    • Oui c’est l’avantage de notre secteur, on a le choix et donc on peut le faire sereinement! Et je te rassure, nous avons trouvé nounou à notre pied 😉 Je reviens vite dessus!

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  3. Je te comprends à 100%.
    Comme Sandra nous avons eu énormément de chance !
    Soyons honnêtes on voulait une place dans la crèche de notre neveu. C’est une crèche associative donc le tarif n’est pas plafonné comme pour les crèches municipales donc si ton salaire est très élevé tu peux payer assez cher ! Pour le moment on ne sait pas exactement. Mais on a eu la place et je suis prête à faire l’effort financier en sachant que l’équipe et le projet pédagogiques sont tops !!!
    Bon courage pour les entretiens avec les ass mat, je lirais avec beaucoup d’attention !

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    • C’est vrai que les tarifs peuvent vite s’envoler s’ils ne sont pas plafonnés! J’espère que ça ne sera pas trop le cas pour vous!
      C’est bien de savoir que la crèche a une super équipe et que leur projet pédagogique est top. Ça te rassurera au moment de déposer ta puce! Mais tu as encore le temps! Profite à fond 🙂

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  4. Quel parcours du combattant ! Comme nous habitons à la campagne, ça a été plus simple et nous avons obtenu une place dans une des 3 petites crèches de notre communauté de commune (une structure de 20 places). Le seul point faible c’est l’amplitude horaire : le matin la crèche ouvre à 7h30 mais comme je commence le boulot à 9h30 je n’en avait pas besoin, par contre le soir elle ferme à 18h et clairement c’est trop juste pour mon mari qui travaille assez loin. Donc pour le soulager un peu de cette contrainte, après un an en crèche nous allons passer en mixte crèche 3 jours /nounou 2 jours à la rentrée prochaine. Le choix de la nounou a été rapide: il s’agit de notre voisine que nous connaissons donc bien ! Juste la rue à traverser pour récupérer la Biscotte 🙂
    J’espère que vous avez finalement trouvé votre super nounou sans trop de mal !

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  5. Bonjour !
    Avez-vous trouvé votre nounou au final ?
    Ici je suis en congé parental, mes jumeaux entreront en crèche à 23 mois ( en mai 2018) en adaptation car je reprend le travail en juin. Travaillant dans la zone industrielle où est implantée cette structure j’étais prioritaire, et heureusement car une assmat à plein temps pour des jumeaux ça coûte un rein

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    • Oui on a trouvé notre super nounou! Je reviens dessus dès la semaine prochaine normalement 🙂
      Mais je te rejoins, 2 bébés chez la nounou (ou même en crèche), ça coûte un rein. C’est pour ça qu’on attend que Tess rentre à l’école pour lancer le deuxième ^^

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  6. C’est drôle parce que pour moi, avoir une assmat était plus rassurant que la mettre à la crèche. Pourtant on l’y avait inscrite et on y avait même eu une place (mais c’était après avoir trouvé notre nounou) ! Peut-être que c’est le fait de n’avoir connu que des nounous nous-mêmes. Ou alors notre déficience en compétences sociales (qu’on a visiblement transmise à notre fille). Au final, notre nounou est très bien (on a sans doute eu de la chance, sur seulement trois vues, parce qu’on avait plein de contraintes et seulement une semaine pour trouver) 🙂 J’espère que vous avez eu autant de chance ! Hâte de lire la suite de vos aventures 😉

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    • J’ai toujours cru que j’aurais voulu une nounou pour mes enfants et finalement, au moment de s’y mettre, on a voulu privilégier la crèche. Je ne sais pas trop ce qu’il s’est passé dans nos têtes pour en arriver là! Après, Monsieur Bob est aussi déficient en compétences sociales ^^ Peut être qu’inconsciemment, je voulais éviter ça pour Tess.
      Finalement, on a eu aussi beaucoup de chance dans nos recherches 🙂 Je reviens dessus cette semaine!

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  7. ah le mode de garde c’est toujours un chemin compliqué, c’est dommage que rien ne soit fait de ce côté là au niveau du gouvernement !
    Pour le moment je n’ai pas vraiment eu à le faire garder mais je vais devoir m’y pencher car je ne peux rester à la maison indéfiniment !
    bises

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    • C’est vrai que ça pourrait être bien que le gouvernement se penche un peu plus sur ce point!
      J’espère que tu trouveras le mode de garde qui vous conviendra le mieux le moment voulu! L’important c’est de s’écouter et de se faire confiance 🙂

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  8. Pingback: Mode de garde : notre cheminement #2 | Madame Bobette

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